3 décembre 2017 - sloctin

un projet inter UPE2A autour de l’écriture d’un conte

Les élèves de deux UPE2A, celle du lycée Pierre Bérégovoy et celle de l’école Blaise Pascal, se sont retrouvés autour de l’écriture de contes. Après avoir découvert la trame de plusieurs contes traditionnels, ils se sont essayés eux-mêmes à l’écriture d’une histoire, avec des contraintes: elle se passe dans deux pays, à deux saisons différentes. Le personnage principal se heurte à deux « méchants », mais reçoit l’aide de deux personnages amis.

Les élèves de l’UPE2A de Blaise Pascal avaient découvert et plébiscité l’album Nuage bleu de Tomi Ungerer. Ils ont choisi un nuage gris comme héros de leur conte. Voici le récit de ses aventures:

Il était une fois un nuage gris qui était quand même gentil. C’était l’été en Syrie, dans le pays où il habitait. Il était toujours content car tous les hommes étaient amis. Un jour un serpent mauvais décida de fabriquer la guerre. Il piqua une partie des hommes. A cause du poison, ils devinrent fous. Partout, ils cassaient les maisons et tuaient des autres personnes. Le nuage gris et son ami le soleil de l’été regardaient la guerre. Ils étaient tristes et ils avaient peur. Alors le nuage eut une idée : il demanda au soleil de chauffer la peau et la tête des gens pour faire sortir le poison. C’était difficile, il fallait chauffer longtemps. Le soleil réussit, mais il avait vidé toute sa lumière. C’était l’automne en Syrie, mais il n’y avait plus la guerre. Les gens reconstruisirent la Syrie, avec une grande ville qui s’appela Nuagesoleilville.

Nuage gris dit au revoir au soleil d’automne et partit pour le Brésil. Il ne le savait pas, mais le serpent avait demandé à l’orage de le suivre. Le Brésil était tout vert, même quand c’était l’automne. Il y avait une belle forêt. Mais l’orage était comme le serpent, il n’aimait pas les belles choses. C’est pour ça qu’ils étaient amis. Il décida de brûler une partie de la forêt en y lançant la foudre. Les hommes blancs du Brésil n’étaient pas contents, ils pensaient que c’étaient les marrons qui avaient détruit la forêt. La guerre recommença au Brésil. Alors Nuage Gris dit : « Ça suffit. » Il appela le grand vent, qui était son ami, et il lui dit : « Va chez les hommes blancs, et souffle-leur très fort la vérité. » Le vent souffla la vérité aux hommes blancs. Il souffla aussi sur l’orage pour l’envoyer très loin, au milieu de l’océan où il ne pourrait rien casser. Les hommes reconstruisirent le Brésil, avec une grande ville qui s’appela Nuageventville. L’automne était fini, et maintenant c’était l’hiver au Brésil. Nuage Gris rentra chez lui en Syrie.

Les textes des contes ont été envoyés aux lycéens de la section « arts appliqués » du lycée Alain Colas. Touchés par Nuage Gris, ces derniers ont fait une belle surprise aux élèves de l’UPE2A de Blaise Pascal: réaliser une quinzaine d’albums différents en illustrant le texte de Nuage Gris.

Une matinée de rencontre entre les lycéens et les enfants a été dédiée à la lecture des contes et à des échanges oraux autour de leur contenu.

20 juin 2017 - CASNAV58

Collège des Loges: l’éveil aux langues au service des apprentissages en L2

 

VIDEO

A la rencontre d’un conte dans plusieurs langues

 

11 février 2017 - CASNAV58

Vers l’école maternelle. Projet EFIV Nevers

Action de sensibilisation des familles EFIV

« Vers la scolarisation en maternelle »

Les élèves issus des familles itinérantes ne sont pas souvent, pas toujours scolarisés dès l’école maternelle. Cette réalité entraine des disparités entre les élèves au moment de la scolarité obligatoire soit à l’entrée en CP. De ce constat émerge un besoin: augmenter la scolarisation en maternelle de ce public.

Le projet décrit est né à l’initiative du CASNAV58 et en partenariat avec le CCAS de la ville de Nevers. L’idée est de mettre en place des actions passerelles à travers des ateliers mère-enfant afin de prévenir des séparations douloureuses.

« Le mode de socialisation du tout petit, est exclusivement assuré par la mère ou la grande sœur. Il privilégie l’échange affectif et ne passe guère par les stimulations intellectuelles, notamment langagières […] grâce auxquelles les opérations intellectuelles, la pensée symbolique, l’imagination et le langage d’évocation se développent. » (Aline Beaudou)
D’autre part, toutes les familles ne savent pas exactement ce que l’on apprend à l’école maternelle, et comment cette école « fonctionne ». Ce qui nous paraît évident en tant que professionnels de l’éducation ne l’est pas forcément pour les parents. Pour que les familles acceptent de se « séparer » de leur enfant en l’amenant à l’école alors que la scolarisation en maternelle n’est pas obligatoire, il faut qu’elles en aient compris les enjeux.

La fiche du projet:

Le bilan du projet:

Les images:

2 février 2017 - CASNAV58

Sac d’histoires plurilingues

Pratique de l’éveil aux langues avec d’une classe de CP : sacs d’histoires plurilingues et prise en compte des langues de la classe.  

 Le projet « Sacs d’histoires » s’articule autour de 2  axes :

-Valoriser les compétences des familles et les accompagner dans la construction d’un nouveau rapport à l’école ;

-Permettre aux élèves de faire l’expérience de la diversité linguistique et culturelle au sein de l’école et ainsi de rester eux-mêmes. Dans cette optique, nous avons conçu et construit un sac d’histoire plurilingue, objet transitionnel entre la langue de la famille et la langue de l’école.

Liens avec les programmes de 2015:

Les nouveaux programmes du cycle 2 incitent à une réflexion autour de la façon dont l’apprenant construit les apprentissages en langues : « Le cycle 2 contribue à mettre en place les jalons en vue d’un premier développement de la compétence des élèves dans plusieurs langues.  L’enseignement et l’apprentissage d’une langue vivante, étrangère ou régionale, doivent mettre les élèves en position de s’exercer dans la langue, de réfléchir sur la langue et sur les processus et stratégies qu’ils mobilisent en situation. Le travail sur la langue et celui sur la culture sont indissociables.

Progression

annuelle

Mot d’invitation dans les langues des familles

     L’album: « Je suis petite moi » ( P. Winterberg,N. Wichmann) lu dans les langues de la classe par les parents. 

Les rencontres avec les parents de la classe ont permis la lecture et parfois même la traduction. Ci-dessous les versions audio de l’album en : français, russe, lingala, arabe, géorgien, turc, portugais, anglais, tamoul, arménien.

11 avril 2016 - CASNAV58

Autres projets réalisés ou en cours

KHAMISHIBAÏ PLURILINGUE

kamishibai

Création d’une histoire avec une dimension plurilingue et adaptée à l’outil kamishibaï,  théâtre japonais ambulant


Lycée Pierre Bérégovoy (Nevers)

Les livres-objets

« Mes racines sont ailleurs et mes fruits donneront en France : écrire un souvenir d’enfance pour ne pas oublier ses racines, écrire ses premiers pas en France pour se représenter le chemin parcouru. »

Les élèves de l’UPE2A du lycée ont travaillé pendant plusieurs mois autour de ce projet. Vous trouverez sur cette page une présentation des chefs-d’œuvre, un clip réalisé par les jeunes, un reportage.